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日志


2008/4/25

A toi, Ayrton Senna

 

ayrton senna p4 Non, Senna tout n’est pas fini avec ce maudit premier mai. Moi qui n’aime pas la Formule 1 j’étais là pour toi et j’ai tout vu.

Je n’oublierai jamais ce premier mai 1994. Ce jour là, point de muguet. C’était un jour étrange, différent, mais toi tu le savais Senna. Imola était ta dernière. Tu le savais... je sais que tu le savais. Schumacher a pleuré, notre pays entier a pleuré mais toutes les larmes du monde, ni tout les poèmes que je pourrai t’écrire ne suffiraient à te rendre hommage, alors je vais traduire ici pour mes amis Français tes mots à toi, les paroles que tu as dit en t’adressant à nous comme si nous étions tes amis. Le monde est encore plus fou mais tu peux être fier des enfants que tu as aidé Senna, toi qui était si respectueux, si croyant... j’espère que ton dieu t’as bien reçu, qu’il a été à la hauteur car pour moi ce jour là le dieu c’était toi. Ayrton Senna.

   

«Avec la force du mental, de l’expérience et de l’instinct on peut voler très haut »

« Nous sommes des êtres d’émotion. A la base nous sommes tous à la recherche d’émotions, le tout est de trouver la manière et la façon de les vivre».

« Les riches ne pourront plus vivre dans un îlot entouré d’une mer de pauvreté. Nous respirons tous le même air. Nous devons donner à chacun une chance. Au moins une chance fondamentale ».

« Si tu veux réussir tes projets, tu dois t’investir totalement. Chercher ta dernière limite et donner le meilleur de toi-même ».

« Qui que tu sois, quel que soit la position sociale que tu occupes dans la vie. La plus haute ou la plus basse. Aies toujours le même objectif, la même détermination, beaucoup de force et d’amour et de foi. C’est le seul moyen de réaliser tes rêves. »

« La compétition, la course, je les ai dans le sang, ça fait partie de moi, de ma vie. »

2008/4/23

Dedicace à Bruno

DIEGO

 

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Merci Bruno pour ce premier chef-d'oeuvre et que j'en suis sur sera suivi de tant d'autres:

http://brunolafuga.spaces.live.com/default.aspx?mkt=fr-FR&partner=Live.Spaces

Bossa nova in my heart

 
  

  

50 ans de Bossa Nova 

  

2008/4/21

A la demande de Curieux et Penseurs

 

      Je voudrais que tu saches, chère Aracnida, que je suis trés contente de savoir que tu as aimé l'oeuvre de Portinari, parce que moi j'aime beaucoup sa peinture, mais aussi sa personnalité, ses engagements, son caractère (un peu comme le mien: hi hi hi) a peine prétentieuse... Alors ce fut un plaisir de te parler un peu de ce peintre brésilien . Bonne lecture.

      Cândido Portinari (1903-1962) « Ma peinture est une peinture de paysans. Si vous voulez de mes paysans c’est très bien sinon, appelez un autre peintre »

      Après la crise de 1929 l’art Sud-américain est influencé par le social. Les récessions économiques affectent beaucoup de gens en particulier les ouvriers et les paysans.

      Les artistes ne sont pas restés indifférents, ils ont inventés des nouveaux concepts. L’art pour l’art si commun au goût européen n’est plus suffisant. Il est devenu nécessaire de montrer la réalité de l’être humain. Le côté social. Par tout en Amérique Latine on voit apparaître des grandes peintures murales, accessibles au plus grand nombre de personnes. Au Mexique Rivera est le meilleur du genre. 

      Portinari lui, s’exprime en « Café » cette réalité sociale : les hommes déforment leurs corps sous le poids des sacs qu’ils portent sur leurs dos. Les pieds de ses personnages semblent s’enfoncer dans la terre, comme n’en faisant qu’un avec elle. L’Amérique Latine a su le comprendre. Le Brésil n’a pas resté indifférent à l’enfant du pays il est nommé responsable de la cession peinture de l’Institut des arts de Rio de Janeiro.

      L’édifice du ministère de l’éducation et culture est l’œuvre d’Oscar Niemeyer, en collaboration avec le Corbusier. A Portinari incombe la peinture et il travaille avec acharnement. En 1939 il est invité à exposer au Musée d’art moderne de New York. Evénement de grande importance pour l’artiste, car toutes ses œuvres exposés ont été vendus. Mais Portinari allait retourner au Brésil avec une grande tristesse car les artistes exposants n’avaient le droit d’inviter que dix personnes alors il a indiqué dix noirs pour les dix invitations, mais les responsables du musée n’ont invité aucun. De cette déception le peintre va en faire matière pour ses prochains tableaux quand en 1942 il est invité à peindre des fresques pour la bibliothèque de Washington dont les thèmes doivent raconter l’histoire de l’Amérique. Il n’a pas raté l’occasion : « Ils n’ont pas voulu des noirs à mon exposition ils les auront dans leurs bibliothèque ».

      Pendant son séjour à New York Portinari voit « Guernica ». La guerre vue par Picasso, d’une forme cubiste et sans utilisation de couleur, l’impressionne.

      En Allemagne, les nazis sont au pouvoir et de l’Europe arrive des nouvelles terribles. Le monde est en guerre et le peuple soufre. La mort est partout.

      Au Brésil c’est la grande sécheresse dans le Nordeste et ses conséquences désastreuses, qui font fuir, souffrir et mourir les gens. Portinari témoigne par sa peinture. Ses tableaux reflètent la couleur qui s’efface autant que le drame qu’il observe comme dans « les migrants » « les largués » largués de tout : du travail, de la société, de la vie, n’ayant que la mort pour horizon « enfant mort »

      Après 1944 Portinari choisit d’autres chemins. Il entre dans le parti communiste et devient député ainsi il peut mieux faire passer ses messages autrement qu’a travers son l’art mais quand il va exposer à São Paulo les autorité l’interdisent a cause de ses tendances politiques, il ne baisse pas les bras et devient sénateur malgré que les autorités lui font mener la vie dure. Il est interrogé par la police et menacé avec d’autres intellectuels. Il s’expatrie en Uruguay et à son retour le gouvernement vient de dissoudre son parti. Lentement il va se retirer da la vie politique et continuer de s'exprimer a travers sa peinture. 

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                    L'enfant mort                                          Les porteurs de café                            Les largués

2008/4/20

Vies desséchées

VIDAS SECAS

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Peinture de Cândido Portinari illustrant les réfugiés climatiques au nordeste Brésilien.

 

En ces temps de vie desséchées,

L’estomac est la tête des charognards affamés

Dévorant de son bec

L'homme de l'intérieur

«  Le charognard » - Homme où vas-tu ? Pourquoi tu déambules ?

Dieu t’as déjà oublié, il n’y a plus où marcher

Basta ! L’homme !

En terre de personne tu seras roi

Ta vie n’est que souffrance, emportes au loin ton insignifiance !

Tes pieds sont faits de la terre…de racines desséchées !

Qui marchent sans jamais arriver

Sous un soleil de plomb qui ressemble à du feu

Qu’aucune ombre supporte, ni vient soulager 

Les plantes de tes pieds

Que faire ? Où se cacher ?

Sur cette terre où nord et sud se mélangent

T’es condamné à marcher

l’ Homme.

(Caiçara)

2008/4/19

Aujourd'hui 19 Avril c'est le jour de l'Indien au Brésil

 

Rites et célébrations des karaja

      D’après les études des anthropologues, le peuple Karaja est considéré comme étant l’un des peuples indiens les plus joyeux d’Amérique Latine. Parmi leurs principales fêtes se trouve « l’Hetohoky » ou la fête de la grande maison – C’est un rituel de passage de l’enfant Karaja du sexe masculin à l’âge adulte et plus particulièrement le passage du monde profane au monde sacré. De la maison de ses parents à la maison d’Aruanã (divinité Karaja). De la vie vers la mort, de l’eau vers le ciel. La fête de l’Hetohoky commence entre octobre ou novembre quand les eaux de l’Araguaia son encore basses et se termine vers fin février début mars à la montée des eaux. Pendant les célébrations, il y a abondance de nourriture, et quand vient la nuit des véritables compétitions sportives s’installent entre tribus. Sont réalisées des luttes traditionnelles entre les hommes dans une véritable épreuve de force et résistance, jeu de la bassine et dispute du poteau, qui prennent fin au lever du jour quand l’enfant qui va être initié arrive le corps peint et le crâne rasé. A la fin des célébrations initiatiques, les jeunes ont le droit de participer aux pêches collectives, et à d’autres activités d’adultes. Ils sont aussi aptes au mariage.

       La fête d'Aruanã représente les cycles annuels de montées et de descentes de l' Araguaia. Pendant la mise en scène les Aruanãs transmettent au travers de leurs chants sacrés, les messages des êtres surnaturels qui vivem en-dessous de la rivière. Les danseurs se vettent de costumes confectionnés avec de la paille de buriti (palmier). Les masques aussi font partie integrante de leurs costumes mais c'est un sujet délicat que les indiens enveloppent de mystères et donne peu d'informations. Parmi les autres rites on peut citer celui de la pêche collective du « Timbo »(liane dont la sève endort les poissons) la fête du miel, la fête du poisson et plusieurs autres rites.

Ritualkaraja

CYCLE DE LA VIE :

      La naissance d’un enfant chez les Karaja est marquée socialement par la règle de Teknonymie, quand les parents cessent d’être appelés par leurs noms propres et deviennent le père ou la mère (de lui ou d’elle). Dans le cas de l’homme, le nouveau père, devient une autre catégorie masculine. L’homme est tenu comme responsable de la fécondation et la mère comme réceptrice. Après la naissance le nouveau-né est lavé à l’eau tiède et son corps est peint avec de l’Urucum (fruit trés rouge que les indiens s'en servent pour peindre leurs corps). L’enfant passe toute son enfance avec sa mère et ses grands-parents. Vers l’âge de sept à huit ans, la différence entre les deux sexes commence à devenir évidente quand le garçon se fait perforer la lèvre inférieure avec un os de « guariba » (petit singe) et vers dix douze ans, il passe par la grande fête de l’Hetohoky, où son corps est peint avec le noir bleuté du genipapo (fruit sauvage de la region) et reste confiné pendant sept jours dans la maison des rituels nommée : Grande maison. On lui coupe les cheveux et à compter de ce moment il devient : Jyre. (une sorte de loutre)

 index 

      Quant à la fille dès ses premières règles elle est surveillée par sa grand-mère maternelle qui ne la laisse paraître en public qu’une fois bien parée des plus beaux ornements en plumes et les plus belles peintures corporelles pour danser avec les Aruanãs. Elle est très convoitée par les hommes de la tribu. Le mariage idéal est celui qui est arrangé par les grands-parents de préférence avec les jeunes de la même tribu quand ils sont aptes pour les relations sexuelles. Il n’y a pas de cérémonie de mariage proprement dite. Le moment venu le garçon va vivre dans la maison de la mère de la fille selon la règle en vigueur.

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      La mort chez les Karaja  est évoqué avec pudeur. Le chaman dit que le mort n'est pas mort mais invisible. Ils habitent dans leurs tombes et c'est pour cela qu'on leur dépose des aliments, des offrandes. Ils ont peur d'eux, de leurs âmes de leurs esprits. Ils croient à la réincarnation. Quand une personne meurs elle reste deux ou trois ans enterrée et aprés elle revient sur terre toujours sous la forme d'un être humain.  Le défunt est déposé sur un tapis tressé en palme de cocotier avec tout ses biens et enterré en position assise. La tombe est recouverte de branches de bois, de façon à lui rappeler sa maison.

Source: Sertanista Pedro Paulo dos Santos, da AER de Goiânia et Afiavi.

2008/4/18

Amoureuse de PANAME

  
Rive gauche Alain Souchon

2008/4/14

Bienvenu chez Caiçara Ch'ti

      Dans le pays ch'ti mi il n'y a pas que "Bergues" et les baraques à frites fricadelles mais il y a aussi Arras et dans mes balades j'aime photographer les jolies vitrines de la ville. Cliquez sur les photos.

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Centre-ville "Place des heros"                          Devanture d'un bistrot                ls y mettent du Coeur même dans le fromages!

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   Cocorico versus cot cot cot ...              Parfois un magasin de chaussures devient galerie d'art !

Photos Caiçara sauf la place

      Le parler ch'ti mi je l'ai toujours entendu  par ci par là, en reunion entre amis, c'est un linguage qui vient tout naturellemment quand on veut  se faire bien comprendre ou  montrer que l'on est du coin. Je ne pense pas que ce soit une question de  fierté ou un défaut, il fait partie de l'identité même des gens du pas-de-Callais et surtout du bassin minier  . En tout cas moi en tant q'etrangère aillant vécu 18 ans dans cette region, je le perçois comme ça.

2008/4/9

Instants de ma vie

 

Quelques chanteurs français que j’aime et qui ont marqué ma vie :

 

      Brésil-août-1980- Rencontre avec un français. Moi étudiante, lui Ingénieur, celui qui, dix mois plus tard j’allais épouser.

Nos fins de semaines étaient rythmés par : Patrick Hernandez et son " Born to be Alive." Après avoir fait la tournée des bars et discothèques de la ville la soirée se terminait par : « Paroles, paroles, paroles, encore des paroles… » Ce duo de Dalida et Alain Delon faisait un succès fou par chez moi.

      Brésil-juin-1981-La voix de Daniel Balavoine m’accompagnait jusqu’à l’autel avec" Lucie oh Lucie qu’est-ce qui t’amènes… " Et quelques jours après…Alain Barrière : »Tu t’en vas…mes joies mes rêves sont pour toi. Impossible de t’y méprendre ». Sous cette belle mélodie l’avion quittait Rio. "Non je n'oublirais jamais la baie de Rio, la couleur du ciel le nom du Corcovado. Chantait Nino Ferrer dans "Rue Madureira".

      Paris-Juillet-1981-« Qu’il est loin mon pays… »Et je découvrais Claude Nougaro. « Ah tu verras tu verras tu l’aura ta maison avec des tuiles bleues »

      Après PANAME mon vrai contact avec les Français commençait à HAZEBROUCK. Violente transition, choc des cultures, Jacques Brel chantait : Le plat Pays « Avec la mer du nord pour dernier terrain vague et les vagues de dunes pour arrêter les vagues… »

      Moi, le vague à l’âme et des vagues de larmes, j’oscillais entre le besoin viscéral de rentrer et le désir d’avancer, de ne pas baisser les bras . L'éxil est quelque chose de terrible même quand on le choisit. 

2[1]
Silvio Grego

      Dans les moments difficiles de la vie à deux, France Gall était la : «(je te donne mes incertitudes...donner pour donner tout donner, c'est la seule façon d'aimer) et l'espoir revenait.

      Pas-de-Calais-1982 (18 ans de ma vie) et Pierre Bachelet enfonçait le clou : « Au Nord c’était les corons … » et tout cet environnement qui me rappelait sans cesse que je venais d’ailleurs « Elle a de ces manières de ne rien dire, qui parlent au bout des souvenirs…  l’amour pour elle c’est sans valeur. Pour moi c’est sûr elle est d’ailleurs »

      En regardant mon corps qui changeait, Renaud me faisait rire avec la chanson : En Cloque « Je me retrouve tout seul dans mon froque depuis qu’elle est en cloque. Même le chat pépère, elle en dit du mal sous prétexte qu’il perd ses poils… » Quelques mois aprés Jean-Luc Lahaye enchaînait avec Papa Chanteur « La vie vient de faire une fleur à papa chanteur » et j’en connais un qui avait les larmes aux yeux.

      Depuis ce fut Mylène Farmer et cet instant inoubliable quand ma fille toute petite fredonnait : « Je je suis libertine, je suis une TATIN » MDR !!!

      Ainsi allait la vie, entre Ballavoine » Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour ? Francis Cabrel »Je l’aime à mourir », Jeanne Mas-en rouge et noir « Et si on m’avait conseillé, j’aurais commis moins d’erreur » et dans la ballade de Jim Souchon lâchait ce refrain : » Jimmy t’es fort mais tu pleures, sur le cuir de ta Chrysler, là-bas le soleil s’écroule dans la mer.

      Alain Bashung racontait que : « Madame rêve d’un amour qui la flingue, d’une fusée qui l’épingle au ciel, au ciel » Alors que Michel Berger voulait me faire croire que : "Il y a quelque chose en nous de Tennessee" Johnny Hallyday affirmait que « Noir c’est noir et qu’il n’y a plus d’espoir »

      Jusqu’au jour où…Renaud écrivait Pierrot : « Depuis le temps que j’te rêve, depuis le temps que j’t’invente, de pas te voir j’en crève et je te sens dans mon ventre » 

      L’été sur la route de Wissant c’était Mistral Gagnant « À m’assoir sur un banc cinq minutes avec toi. Et regarder les gens tant qu’y en a. Te parler du bon temps qui est mort et qui reviendra… »Et la la la.

      Même au Brésil la chanson française me poursuivait. Avec Catherine Lara et sa… »Nuit magique, une histoire d’humour qui tourne à l’amour quand vient le jour… » Mais la verité c’etait Michel Polnareff qui disait « Depuis que je suis loin de toi, je suis comme loin de moi…je suis à des années de toi… » Et le temps passait. "Madame votre fille a  vingt ans". Merci Serge Reggiani.  Le grand Léo Ferré avait raison de dire qu' »avec le temps, tout s’en va. Même les plus chouettes souvenirs, ça taille une de ces gueules… »

      Et quand la tendresse s’en va toute seule… »Nous sommes rencontrés par hasard. Ici ailleurs ou autre part. Il se peut que tu t’en souviennes »
 

                  
 
Et je termine par cette déclaration  d'Alain Souchon : »La vie ne vaut rien et rien ne vaut la vie »

2008/4/7

KARAJA EST MON PEUPLE-2

Les Indiens sacrifiés au soja

Alexandre Bruand

Dans la région du Cerrado, une quinzaine de peuples indigènes sont menacés de disparition par un projet de monoculture à grande échelle. Parmi eux, les Indiens Karaja, dont l’association Aruana relaie le combat en France.

« Avança Brazil » : c’est le nom d’un projet agricole gigantesque, visant à transformer 1,5 million de kilomètres carrés de savane en monoculture de soja, dans la région centrale du Cerrado brésilien. Un projet lancé par l’ancien gouvernement pour éponger les dettes contractées par le régime militaire et les prêts consentis par le Fonds monétaire international. Aujourd’hui, les Indiens Karaja ­ une petite ethnie de 1 800 personnes vivant sur les rives du fleuve Araguia ­ se battent pour son abandon définitif. Leur combat est loin d’être gagné, tant les désaccords sont grands au sein du gouvernement brésilien : si la ministre de l’Environnement, Marina Silva, s’oppose à « Avança Brazil », d’autres voix plus productivistes l’approuvent, parmi lesquelles celle du président Lula lui-même.

Les Indiens Karaja et Xavante vivent sur l’île de Bananal, la plus grande île côtière du monde, d’une superficie de 20 000 kilomètres carrés. La transformation en voie navigable de l’Araguia et du fleuve Tocantins, que comprend le projet, les obligerait à quitter les berges où se sont épanouis leurs traditions et leur mode de vie. « Émigrer vers les villes sera synonyme pour eux de mendicité, d’alcoolisme, de disparition de leur culture », alerte Édith Wenger, présidente de l’association Aruana, qui soutient leur lutte. « Leur calendrier ne suit pas les saisons, mais épouse les mouvements naturels du fleuve. Ceux-ci disparaîtront complètement si l’on installe des barrages et un trafic fluvial intense. Le projet comprend un dynamitage des voies du fleuve pour l’approfondir, qu’il faut absolument empêcher. Il entraînerait la disparition d’une bonne partie des espèces animales, dont les Karajas se nourrissent. Une consolidation des berges est aussi prévue, ce qui détruirait leur environnement traditionnel, et la flore avec laquelle ils font leurs huttes. Le Fonds national de l’Indien, l’administration dont ils dépendent, leur a proposé de se reconvertir dans l’élevage de vaches ou de tortues. C’est complètement irréaliste : ils vivent sur le fleuve, ils sont pêcheurs et l’ont toujours été. Tous leurs rites et leur mythologie sont liés à l’Araguia. Le quitter et abandonner la pêche signifie leur mort en tant que Karajas. » D’autres tribus sont aussi menacées par cette mise en place brutale d’un trafic fluvial : les Xavante, les Xerente... au total une quinzaine d’ethnies, représentant 20 000 personnes.

« Face à l’intimidation des firmes qui sont parties prenantes du projet ­ des multinationales de l’alimentation telles que le producteur de semences transgéniques Monsanto, Cargill ou Bunge­ les Indiens se sont d’abord sentis désarmés. Quand les premiers panneaux annonçant la voie navigable ont été posés, ils les ont arrachés. Les compagnies les ont réinstallés, en les menaçant de poursuites. Or ce sont elles qui sont dans l’illégalité, puisque le projet a été suspendu ! »

Petit à petit, les Karajas s’organisent, prennent confiance. Leur porte-parole, Samuel Yriwana Karaja, connaît le Brésil des villes et le monde occidental. C’est un Indien qui, après avoir joué dans le film En liberté dans les champs du seigneur, a pu avoir l’opportunité de faire des études de droit. Ce qui est d’ordinaire très difficile, en raison du mépris des populations des villes à l’encontre des Karajas. Avec son aide, ces derniers s’emploient à fédérer les différents villages et ethnies, à briser leur isolement en contactant associations et médias internationaux, et à sauvegarder la mémoire de leur culture. Parmi leurs réalisations récentes, la création de maisons de la culture Karaja, ou l’enregistrement de films et de documents sonores.

Édith Wenger a rencontré pour la première fois Yriwana Karaja en 1999, alertée par des religieuses alsaciennes qui connaissaient la situation des Indiens. « À l’époque, j’étais venue au Brésil en raison, déjà, d’un projet de voie navigable Paraguay-Panama, dans le Nordeste, se souvient-elle. Un projet que le gouvernement Lula veut d’ailleurs remettre en route. Je suis ensuite allée plusieurs fois sur place. Une délégation karaja est également venue en France, pour faire connaître la menace qui pèse sur eux. » L’association Aruana, basée en Alsace, se consacre à faire connaître le projet « Avança Brazil » et ses conséquences désastreuses sur l’environnement. Elle organise conférences et expositions sur la culture Karaja, et propose d’envoyer une lettre d’opposition au projet au président Lula. La présidente de l’association fait le constat d’une lutte ardue contre les multinationales et les choix productivistes du gouvernement brésilien. Certes, sur place, des magistrats « écolos » veillent au respect des législations locales sur les zones de pêche des Indiens, « mais c’est difficile, les tribunaux sont loin ». Certes, la ministre Marina Silva s’appuie sur la loi brésilienne de protection de l’environnement pour combattre le projet. Mais sa position est loin d’être majoritaire au sein du gouvernement.

L’association Aruana rappelle que le sort d’« Avança Brasil » peut se jouer auprès des opinions publiques européennes : « Actuellement, 80 % de la production brésilienne de soja est à destination de l’Europe, notamment pour l’élevage du bétail. C’est à nous de faire changer les options productivistes de l’agriculture. » L’association alsacienne puise aussi dans l’histoire locale des raisons pour s’opposer à la logique du court terme : « Vous savez, à moindre échelle, on connaît le problème ici, avec les barrages et les canalisations du Rhin. Il faut maintenant le restaurer à coups de milliards... »

Les Indiens Karaja et le fleuve Araguaia : une symbiose en sursis.

2008/4/3

Instant d'inspiration

 

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Dans les murmures qui exhalent des brumes de mes pensées

Je m'éparpille entre les nuages, la mer, les étoiles

Et dans les battements de mes cils, je crie dans le silence

L'écho de mon âme , les paroles retenues par le temps...

(sinceros agradecimentos à Tiago Phelipe por esta linda foto).

(Sincères remerciments à Tiago Phelipe pour cette magnifique photo).

(Caiçara)

2008/4/2

PEKIN EXPRESS-Laissez moi rire (jaune)

 

      Je ne suis pas du genre à perdre mon temps devant la télé que je trouve abrutissante et dépourvu d’intérêts, et je la critique souvent excepté ARTE, la 5, et quelques émissions de télé réalité, mais attention! seulement celles où on largue des candidats à l’autre bout du monde pour qu’ils morflent un peu, pour qu’ils se surpassent et arrivent à la fin du jeu : mince, svelte, bronzé, peut-être moins con (ça c’est pas dans le contrat) et avec les poches pleines d’argent gagné honnêtement grâce à leurs efforts surhumains MDR !!! En tout cas je me suis bien laissée prendre au jeu de Koh Lanta, l’été dernier et cette année je me suis laissée séduire par Pékin Express. Ceux qui fréquentent mon blog se doutent dèja pourquoi je n’ai pas résistée au désir de voir les images d’Amérique Latine et de chez moi. De ce côté là, je n’ai pas été déçu. Là c’était vraiment chez moi, ils s’ont passés dans « MA VILLE » J’ai vu des endroits que je connais : le cerrado les fruits sauvages, le Ben-ti-vi. Oiseau endémique de la faune brésilienne et qui chante dans les 4 point cardinaux du pays. Ben-ti-vi qu’on pourrait traduire par : «j’tais bien vu » croyez-moi ça m’a donnée des émeuves et des frissons. Donc me voila partie, embarquée dans cette aventure. Eux sur le terrain et moi sur le canapé tout les mardis soir à les soutenir à découvrir avec eux le Mato-Grosso, le Pantanal, Campo Grande, Curumba, à, vibrer avec eux à avoir peur pour eux, quand Cédric à failli manger un fruit sauvage dans le cerrado du Goias qui je connais très bien. « J’étais la : mais pourvu qu’il ne la mange pas la lobêra, mais qu’il ne la mange pas…ça donne une chiasse terrible et on finit à l’hosto à se vider par le bas comme par le haut. (Quoi que maintenant je me fous pas mal que Cédric ai la chiasse, ça l’aurait appri à être moins arrogant tiens !) Eh oui quand je me passionne je suis comme ça, j’aime, je déteste, je crie de joie, je pleure. Faut dire que cette année je ne sais pas sur quel critère ils ont été recrutés leurs candidats parce que je n’ai jamais vu des gens aussi antipathiques.

      Cédric et son père-les candidats Niçois : deux beaufs méprisants, râleurs et cons à mourir, et les deux sœurs blondasses Lilloises vulgaires qui ne savent dire que: « Raz le cul, putain et obrigada senhor !!! Les seuls qui à mes yeux ont la classe, sont fair-play, respectueux des autres, pas vantards, très bons candidats qui mériteraient de gagner les cent mille euros c’est Jean-Pierre et Joël. Ces deux la, dès le départ, j’ai vite fait mon choix : C’est eux, que j’allais soutenir jusqu’au bout. Faut voir que Jean-Pierre est âgé de 65 ans mais il ne les fait pas. Il est très sportif, il a de l’humour et physiquement je trouve qu’il ressemble à Darry Cowl. (Je précise que mon idéale masculin ce n'est pas Darry Cowl, mais Clint Weastwood).

      Mais hier soir…la terrible déception. Ils ont été éliminés aux portes de la finale. Et qui donc s’est qualifié me demanderiez-vous ?- Les détestables blaireaux Niçois et les Lilloises vulgaires bien sur.

      Le bouquet final c’est que ce matin en lisant la presse je découvre que ce jeu est tout truqué, rien que du bidon, du pas vrai. Il parait que la production paye des autochtones, pour qu’ils aident les candidats censés se débrouiller tout seuls sur les routes pourris d’Amérique Latine. Je sais le peuple brésilien, très chaleureux et accueillants, mais la… parfois je me disais qu’ils en faisaient un peu trop, maintenant je sais pourquoi, encore une émission truquée, pipo, qui manipule les gens. Qu’on nous montre les vrais baroudeurs français, ceux qui prennent vraiment des risques et dont on ne parle jamais.

      Quand je vois leurs gueules à ces petites fiottes, qui veulent nous faire croire qu’ils sont des héros, qu'ils ont vécu l’enfer, qu’ils méritent de gagner, en pleurnichant sous l'oeil de la camera... héros de mes deux !!! ça oui. (Caiçara) dégoutée.

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