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2008/3/29 Grace Jones: la princesse black des années 80
Née d'un père prédicateur, Grace Jones quitte sa Jamaïque natale pour les Etats-Unis alors qu'elle est encore enfant. Grâce à sa taille avantageuse et à un physique androgyne, elle devient rapidement mannequin et arpente le monde entier. Elle se lance également dans la musique et sort un premier album en 1977, mélange inattendu de disco et de reggae, qui reprend notamment 'La Vie en rose' d'Edith Piaf. Les années '80 sont la décennie Grace Jones : elle tourne dans un James Bond, 'Dangereusement vôtre' (1985), et dans 'Conan le destructeur'. Egérie d'Andy Warhol et du photographe Jean-Paul Goude, elle se crée un personnage atypique. Après s'être un peu perdue dans la drogue, Grace Jones poursuit aujourd'hui sa carrière de musicienne. Et Jean-Paul Goude: celui qui ne faisait pas de pub destinée aux imbéciles Je suis toujours fan de son excentricité et son originalité 2008/3/26 Une chose est sur : LES NEMS NE PASSENT PLUS !
Mais en Amérique Latine aussi, on tue et on emprisonne ceux qui essayent de nous informer. A ceux qui veulent en savoir plus voici le lien: http://www.rsf.org/article.php3?id_article=26055 2008/3/25 Dieu est brésilien, alors tout va bien!
J’ai toujours entendu cette phrase chez moi : » Dieu est brésilien ». S’il y a une chose qui n’a pas sa place au Brésil c’est bien le fait de se plaindre. On est très mal vu si on parle de ses malheurs,il faut po si ti ver coûte que coûte. On n’a pas attendu Laurie pour nous apprendre la positive attitude. Chez moi on né positif parce que dieu est brésilien, on a le meilleur football et le plus beau carnaval au monde « grâce à dieu » (mot qu’un brésilien normalement constitué prononce au moins dix fois par jour). Mais si dieu est brésilien et que nous sommes un peuple tellement heureux, tellement positifs alors je me demande pourquoi il y a tant de psy, tant de religions, de sectes et de prédicateurs en tout genre au Brésil? Saurions-nous une société d’imbéciles heureux à ce point schizophrène qui dans n’importe quelle circonstance arrive à positiver tout en implorant l'aide de dieu et déposant dans ses mains nos problèmes, nos angoisses, nos impuissances en espérant qu’il nous apporte la solution? Pourquoi un tel déni de notre propre souffrance? C’est donc ça qu’ils nous envient les peuples Européens, qui carburent au PROZAC et sont les plus grands consommateurs d’anti-dépresseurs et anxiolytiques au monde? Dieu est brésilien alors « tudo bem» tout va bien. On discrimine les noirs, les indiens, les homosexuels, leurs familles si catholiques, si croyantes les chassent de chez eux, parce que dans une société de machos, on ne tolère pas ça. On tolère tout, sauf ça. Mais...Shuuuut ! Faut pas le dire. On est obligé de faire justice soit même, parce que la justice chez moi elle n’existe que pour ceux qui ont les poches pleines de Reais (la monnaie du pays) ou de préférence des Dollars à part ça, grâce à dieu « tudo bem » tout va bien. Les flics violent les gosses des rues, ceux la même chez qui on s’approvisionne en organes destinés aux riches brésiliens ou des pays étrangers sans que personne s’en inquiète de leur disparition. Certains parents pauvres prostituent leurs enfants les mettant à la disposition des pédophiles, mais ça ne dérange personne, au Brésil chacun est libre de faire ce qu’il veut, alors « tudo bem », tout va bien. Rio est une ville en guerre, mais il n'y a que les Brésiliens qui ne le "savent pas". Les balles perdues n’épargnent même pas les bébés, la police tue plus d’innocents que de bandits, la justice est capable d’envoyer des mineurs de 12 ans en prison avec les pires criminels, ou des jeunes filles dans les prisons masculines ou ils s’entassent à 70 par cellule(lisez mon billet: la honte) alors que les plus grands voleurs et criminels eux, occupent des postes importants, mais à part ça « tudo bem » tout va bien. L’Amérique latine est une jeune fille à qui on a coupé les veines et depuis elle n’arrête pas de se vider de ses substances vitales. Le Brésil est ses poumons et son cœur mais la jeune fille a du mal à s'en remettre. Elle se vide de son sang par trop de violence et de meurtres. Elle crache la fumée des forêts que l’on n’arrête pas de brûler, elle vide de ses entrailles les plus précieux minerais, on lui vole ses plus beaux oiseaux, les rivières qui coulent dans ses veines sont polluées par le mercure des chercheurs d’or, d’émeraude et d’autres pierres précieuses. Serra Pelada était une montagne située dans l’Etat de Para, devenue mine d’or à ciel ouvert, aujourd’hui fermée. Elle comptait 50 000 garimpeiros au plus fort de l’activité, immortalisés par les photos de Sebastião Salgado. Aujourd’hui à la place il reste un cratère comme si une météorite de la taille d’une ville lui était tombée dessus. Ces mêmes garimpeiros toujours aussi pauvres, ne font que changer d’endroit faisant de nouveaux cratères, défigurant le paysage. Mais, pas de problème, dieu est brésilien, et grâce à dieu, on a le meilleur football et le plus beau carnaval du monde alors « tudo bem » tout va bien. That's all right. (par Caiçara) 2008/3/24 Qui suis-je ? Ou vais-je ? Dans quelle étagère j'erre?
Une partie de moi Ne veut pas revenir Une partie de moi vit loin à errer Cette partie de moi n’est plus Les choses changent Moi aussi, j’ai changé De pays, d’état civil Mais de temps en temps il y a ce vide Et cette partie de moi qui décide de revenir Quand elle n’existe plus Quand il est dèja trop tard Quand il est impossible Pas possible Quand il n’est plus possible de revenir ! (Caiçara) 2008/3/21 Le dernier instantParfois on voit les gens on entend leurs voix, on ne les connais pas, et pourtant ils peuvent nous marquer pour longtemps.
Le dernier instant En moi le soleil ne rayonne plus La lumière n’éclaire que mon passé La flamme en moi ne brûle plus J’écris le temps qui s’enfuit. Le temps c’est le présent Lancinant… Sur mon corps, plus d’essence de Guerlain J’interpelle les nuages J’en appel aux quatre vents Même si je sais qu’un oiseau n’a pas besoin de vent pour voler Faut juste se cacher la Et attendre que s’éteigne la flamme doucement… (Caiçara) 2008/3/20 BALLE PERDUE 2Ceux qui me suivent dans cette aventure blog ont du lire le billet "balle perdu" ou je parle de la violence à Rio de Janeiro. Maintenant c'est ce journaliste du journal "Le monde" qui apporte les toutes dernières nouvelles et elles sont pas belles...Les favelas prises entre deux feux, par Jean-Pierre Langellier Sur sa dernière photo, Agata Marques dos Santos sourit aux anges. Elle porte un collier de perles autour du cou et une couronne de roses sur ses cheveux bouclés. Elle a 11 ans. Elle les aura pour toujours. Le vendredi 15 février, peu après 13 heures, une balle perdue l'a mortellement blessée. La scène se passe à Rocinha, l'une des plus grandes favelas de Rio de Janeiro. Quelque 200 policiers des forces spéciales surgissent en tenue de combat. Objectif de l'opération : capturer Antonio Francisco Bonfim Lopes, alias Nem, un caïd de la drogue. Aussitôt, des échanges de tirs intenses opposent la police à une dizaine de trafiquants.
Dans la maison de son père, à mi-pente, Agata déjeune et s'amuse avec un jeu vidéo. Alertée par la fusillade, elle s'approche de la fenêtre avant de crier, blessée : "Papa, mon bras !" Une balle vient de traverser son corps. Elle mourra, près de son père, dans la voiture de police qui la transporte vers l'hôpital. A Rocinha, la mort de cette enfant joyeuse, aimée de tous, provoque tristesse et colère. Deux jours plus tard, un impressionnant cortège de minibus et de motos longe les plages de Rio jusqu'au cimetière Sao Joao Batista, où 2 000 personnes, vêtues de blanc, accompagnent Agata. Depuis, son père réclame justice. Pour lui, aucun doute : l'auteur du tir fatal est un policier. "J'ai vu, dit-il, d'où les coups de feu sont partis." Plusieurs voisins corroborent son témoignage. La police dément. Ses hommes, affirme-t-elle, sont restés dans la vallée. La télévision a pourtant diffusé des images prouvant le contraire. En janvier et février, cinq autres fillettes ont été victimes de balles perdues lors d'affrontements entre policiers et narcos dans les favelas de Rio. Trois ont succombé : Wesley, 3 ans, Ludmila, 6 ans, Yorrane, 11 ans. Les adultes sont aussi vulnérables que leurs enfants. L'autre semaine, à Cidade de Deus, une rafale a perforé la porte de la maison de Michele da Silva, 27 ans, alors qu'elle faisait sa lessive. Atteinte à la tête, cette femme de ménage est morte sur le coup. Elle laisse deux petites orphelines. Des voisins et amis ont exprimé leur indignation en brandissant des pancartes qui demandaient "Jusqu'à quand accepterons-nous autant d'injustice ?" et en chantant le refrain du Rap du bonheur : "Je veux seulement être heureux/Marcher tranquillement dans la favela où je suis né." Les chiffres de la violence au Brésil donnent le vertige. Il y a 50 000 homicides par an. L'Etat de Rio bat des records. En sept mois, de janvier à septembre 2007, la police a tué 1 300 personnes, soit 60 % de plus que l'année précédente. Chaque jour, trois jeunes (15-24 ans) sont assassinés. Rio est la plaque tournante du trafic d'armes en Amérique du Sud. Une voiture y est volée toutes les douze minutes. Les policiers paient aussi leur tribut. En février, ils ont planté, sur la plage de Copacabana, 586 croix de bois pour rappeler le nombre de leurs collègues tués en action au cours des trois dernières années. Des policiers militaires (PM) ont défilé à Ipanema en réclamant de meilleurs salaires. Un PM débutant gagne 325 euros. Certains pratiquent le racket pour arrondir les fins de mois. Saura-t-on un jour qui a tué Agata ou Michele ? Les enquêtes, souvent tardives ou bâclées, débouchent rarement sur un procès. Surtout lorsque la police est sur la sellette. Depuis plus de cinq ans, Marcia de Oliveira exige la vérité sur la mort de son fils, Hanry, un étudiant touché en plein coeur par une rafale de la PM. Elle a pu prouver qu'il avait eu pour seul tort de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Plusieurs policiers ont été mis en cause. Aucun n'a été pour l'instant sanctionné. Agata, Michele et beaucoup d'autres sont les victimes innocentes d'un combat sans merci contre les trafiquants de drogue, voulu par le gouverneur de l'Etat de Rio, Sergio Cabral, avec le soutien du président Lula. Il s'agit d'aller débusquer les narcos sur leur terrain d'action, au coeur des favelas, au risque de transformer périodiquement ces collines surpeuplées en champs de bataille. Dans les années 1990, une unité de la PM a incarné cette lutte à outrance, jusqu'aux pires excès : le Bataillon des opérations policières spéciales, ou BOPE. Issus d'une sélection impitoyable, ces quelques centaines d'hommes à l'uniforme noir orné d'un écusson macabre - un crâne sur deux pistolets croisés - étaient devenus les soldats d'une guerre urbaine féroce, que résumaient les refrains de leur chant de guerre : "Homme en noir, quelle est ta mission ? Envahir la favela, provoquer la destruction, combattre l'ennemi, et laisser les cadavres au sol." Un livre, puis un film, Tropa de elite (Troupe d'élite), réalisé par José Padilha, et Ours d'or du dernier Festival de Berlin, ont montré à un large public les méthodes brutales alors en vigueur dans les favelas. On y voit des policiers pratiquer sur les suspects la torture par étouffement avec un sac plastique qui fait partie de leur équipement. Dans le livre, un policier demande : "Capitaine, n'est-ce pas nous qui avons tué la petite, là-bas ?" Réponse de l'officier : "Oublie, mon vieux, oublie !" A Rocinha, le 15 février, une voisine d'Agata, Maria Rosa, dit avoir entendu, dans la bouche d'un policier, une phrase semblable : "C'est nous qui avons touché l'enfant ?" Jean-Pierre Langellier C'est désespérantDans le journal le monde mercredi 19 mars, le pape Benoît XVI declare devant des milliers de fidèles. "On ne résout pas les problèmes avec la violence, on ne fait que les aggraver", a-t-il souligné, en appelant "à Dieu pour qu'il donne à chacun le courage de choisir la voie du dialogue et de la tolérance". N'importe quel commun des mortels aurait pu pronnoncer cette phrase d'une desesperante banalité, hors elle sort bien de la bouche du Pape, plus haute autorité du Vaticam "temple de catholicité" alors qu'il célébrait la bénediction des saintes huiles. Il n'a eu aucun mot pour condamner l'invasion Chinoise au Tibet ni les massacres des ses derniers jours, ni aucun mot fort de soutien au Dalaï Lama dans ce moment plus que difficile de son combat pour libérer son pays du rouleau compresseur Chinois. Comme tout un chacun il s'est contenté d'invoquer Dieu. Autant qu'homme d'église, homme de paix, et d'influence j'attendais bien plus de lui, car il n'est pas homme d'Etat, ni politicien dont on connait la facilité à retourner leurs vestes et à changer de bord comme ce bouffon de Bernard Kouchner, qui avant était fervant défenseur des peuples opprimés, maintenant ose dire "qu'on ne peut pas être d'accord avec tout ce qui dit le Dalaï Lama". Mais je pense que ceci expliquerait cela. 2008/3/19 La pierre savon-pedra sabão
L'art sculpturale brésilien a trouvé un suport de renommé mondiale: la pierre savon, pierre-talc ou saponite steatite, sont les noms donnés à cette roche métamorphique compacte qui contient aussi du: magnésite, clorite et quartz. La pierre savon (Saponite, steatite) brésilienne se trouve surtout dans l'état de Minas Gerais, plus particulièrement dans la région de Ouro Preto ("Or noir"). Sa couleur va du vert au gris foncé. Cette pierre est riche en talc et est ainsi plus facile à travailler, mais aussi plus fragile. C'est pour ces raisons notamment que plusieurs artisans et artistes la préfèrent. Santa Rita de Ouro Preto est un centre important d'extraction de ce minerai. La pierre savon est pratiquement impénetrable, et inchangeable quant on la soumet aux substances alcalines et acides. Une des plus grandes caracteristiques de la pierre savon est son excéllente capacité de résistence aux écarts de temperatures, allant de zero à 1000°C et sa résistence aux changeaments atmosphèriques. Elle est utilisé dans le monde entier, dès les sculptures traditionnelles des Inuit aux oeuvres d'Aleijadinho(réputé le plus grand sculpteur barroque brésilien). Elle est spécialment utilisé dans la construction de cheminées pour la capacité qu'elle a d'absorber et distribuer la chaleur de forme régulière. L'statue du Christ Rédempteur sur le Corcovado (Rio de Janeiro), est totalment revetue de plaques de pierre savon, construite dans la période de 1926 à 1931 et exposée depuis presque 80 ans aux rigoureuses conditions atmosphèriques et la polution sans en être affecté. 2008/3/18 KARAJA EST MON PEUPLELe 19 Avril au Brésil est le jour de l'Indien alors à partir d'aujourd'hui jusqu'au 19 je tiens à rendre hommage au peuple dont je suis issue et dont je suis trés fière les:
Iwraru (le chef des Karaja) est nommé João Werreria en portugais La tribu Karaja La tribu Karaja vit dans l'état du Tocantins sur les berges de la plus grande île du monde située sur une rivière. L'île de Bananal a une superficie totale de 20 000 km2 et est maintenant une réserve. Les Karajas, traditionnellement des chasseurs-cueilleurs nomades qui façonnent de petits objets à la main, vivent maintenant sur la réserve tout au long de l'année. João a 56 ans. Il avait 4 ans de scolarité quand il est arrivé à São Paulo. A l’âge de 25 ans il voulait devenir infirmier pour mieux s’occuper de la santé des indiens. A cette époque le côut trop élevé de la formation l’empêche d’accomplir son objectif. Il change de voie, s’acharne pendant 10 ans et devient enseignant. Par la suite il obtiendra une licence en Théologie. Il suit des études de géographie à la Fac depuis 2003 et donne des cours de langue Karaja à 21 enfants de son ethnie. Il rêve d’écrire l’histoire de son peuple en langue Karaja et travaille sur ce projet auprès des institutions publiques et privées. Entretien avec João Werreria: Afiavi : C’est la première fois que vous venez en Europe. Comment vous sentez - vous ? João. Très heureux ! Un cadeau pour moi et mon peuple. L’association de Serge Guiraud (Jabiru Prod) a payé le voyage, le séjour et en plus s’occupe de vendre tout l’artisanat sans rien demander en échange. Je voulais connaitre une autre culture, c’est important pour un être humain. Lors des conférences, je demande au public s’il pense que nous devons continuer dans notre petit monde, sans étudier. J’écoute tout et au retour je raconterai l’expérience à mon peuple. A : Vous êtes combien et quelles ethnies habitent dans l’île ? J. Nous sommes 3000. Dans l’ile, il y a nous et les Javaés qui sont du même tronc linguistique “Macro-Jê”. Nous avons à peu près la même langue et les mêmes fêtes. Il y a aussi un petit groupe, les Avakanoeiros. A : Quel est le rôle de la femme chez les Karaja ? J. C’est elle qui a le pouvoir. C’est la femme karaja qui dit au mari quand il doit aller pêcher, chasser, labourer la terre ou passer la journée avec elle. Elle est très respectée et si un indien la frappe, il est mal vu par les autres membres de la communauté. A : Il est puni ? Il y a des « prisons » ? J. Il n’y a pas de prisons. Les frères ou les membres de sa famille ont le droit de le frapper. S’il continue, la femme se sépare de lui avec l’autorisation du cacique (chef des indiens) et du Chaman. A : Quelles sont vos croyances ? J. Nous croyons à la nature. Le Chaman nous dit que des êtres différents et invisibles sont parmi nous. Ils peuvent nous aider ou nous porter préjudices. Ils habitent au fond de la rivière, sous la terre, dans le ciel. Il y a plusieurs dieux mais ils ont des pouvoirs limités. Le rituel le plus important est le ARUANĀ, Dieu suprême. Tant qu’il est là, il peut nous aider, alors les Indiens lui demandent la paix, une bonne récolte, la santé. A la fin du rituel il revient à son lieu d’origine. En cas de grands problèmes, le Chaman peut faire appel à d’autres dieux pour nous aider. A : Pourquoi enseigner la langue Karaja ? J. Au Brésil la langue portugaise vient des colonisateurs. Beaucoup de personnes pensent encore aujourd’hui qu’il ne vaut pas la peine d’apprendre la langue karaja car elle n’offre rien en retour. Le monde marche en fonction du retour, et le retour c’est l’argent ! On achète des terres avec de l’argent. Avec quel argent les indiens vont-ils acheter les terres qui appartiennent depuis toujours aux ancêtres ? Notre seule issue est d’accompagner le développement technologique tout en préservant notre culture, danses et rituels. Txió toe tuke, João. Ce fut un plaisir de connaître un peu plus la culture Karaja. Bede Adee Awimã pour ton projet. * Quelques bribes de la langue Karaja. Txió toe tuke = merci - employé par les femmes Txikó toe tuke = merci - employé par les hommes Bede Adee Awimã = bonne chance Awimã tateri = bienvenue Tateri = bonjour, bonsoir. Les indiens ne se basent pas sur l’heure pour saluer. En fait Tateri signifie à peu près : vous voilà ! Werú = maracás Weriri way - un enfant joyeux Kaí wadee awire ou Uma reorarie = je vous aime bien Awiri - ça va ? Ça va ! © photo des poupées Karaja - Internet - libre de droits D'aprés Afiavimag.com Baldus faisant référence à sa visite aux Karaja de la réserve de Santa Isabel do Morro dans l’Ile du Bananal en (l935) à fait le commentaire suivant : "Ce sont les plus beaux indiens parmi tous ceux que j’ai vu en Amérique du Sud, hommes et femmes sont relativement grands, sveltes par rapport aux autres tribus du continent." Voici quelques photos et art Karaja:
2008/3/15 Quand je rentre dans l'univers de Gregory Colbert je n'ai plus envie de le quitterGregory ColbertGregory Colbert est un photographe canadien né en 1960 à Brantford. Il est à l'origine de l'exposition devenue itinérante Ashes and snow (Cendres et neige), bestiaire du XXIe siècle et projet de toute sa vie, qu'il a présenté pour la première fois à l'Arsenal naval de Venise avant d'imaginer l'exhiber dans un Musée Nomade, sorte d'arche de Noé concrétisé par l'architecte et spécialiste des matériaux recyclables Shigeru Ban. Son œuvre, ce photographe pour qui il existerait un langage inter-espèces ou universel, la définit volontiers comme un message de paix ayant, selon ses termes, « l'espoir de faire disparaître les différences que l'on fait entre la créativité des animaux et celle des humains ». Par la suite, il crée la Fondation des Droits des Animaux, une association à but non lucratif pour protéger les espèces et réserves de la planète. "Cliquez sur le lien, choisissez "explore" et faites un bon voyage". A regarder et écouter sans moderation. http://www.ashesandsnow.org/thankyou.php 2008/3/14 Peuple Caiapo
MEGARON: Grand chef de la tribu des Caiapo Le nom Megaron en langue caiapo se traduit par : « Grand esprit » et révèle la personnalité de ce grand chef qui a appris à négocier avec Orlando Villas Bôas et maintenant est reçu dans les palais du Brésil comme à l’étranger. Au premier regard, on pourrait n’apercevoir qu’un chef indien de plus qui peint son corps aux couleurs vives et qui intègre l’exubérante réserve du Xingu de la même façon qu’il est venu au monde. Depuis, Megaron a plusieurs fois démontré qu’il porte bien son nom. Ce grand leader Caiapo administre une réserve naturelle équivalent à trois Belgique. Cet immense territoire englobe en partie les états du Para, Mato-Grosso et Mato-Grosso do Sul, possèdant une grande réserve d’or et de Mogno et des domaines forestiers intacts. Megaron est un guerrier qui lutte pour la préservation des terres appartenant à son peuple et dans cette bataille il a su profiter de la haute technologie comme des cameras digitales modernes, notebooks et téléphone portables. Sans ces équipements il serait impossible de maintenir le contact avec l’Empereur du Japon, France et Etats-Unis qui financent les projets défendus par Megaron. A 56 ans il connaît 50 pays. Digne successeur du légendaire Raoni qui malgré cette renommée internationale tient à rester avant tout un indien pieds nus et corps peint, qui tient tête aux militaires, aux garimpeiros et madeireiros (chercheurs d’or et coupeurs de bois) qui viennent envahir ses terres. Megaron accompagné de Raoni a de nouveau peint son corps aux couleurs rouge et noir, pour une autre bataille : celle qu’il mène contre le gouvernement pour faire reconnaître ses droits et empêcher le déboisement et l’exploitation de minerai sur ses terres et pour dénoncer la FUNAI (organisme gouvernemental de protection des Indiens) et les anomalies commises par cet organisme au détriment de la société indigène. Le grand et respectable Raoni, affirme avoir été victime de tentative d’empoisonnement par des représentants de la FUNAI et pour rappeler que le laxisme du gouvernement concernant la protection de leurs réserves occasionnent de sérieux conflits dans sa communauté. Megaron et Raoni ont voyagé à travers le monde en compagnie du chanteur Sting pour faire connaître la détresse de leur peuple et la nécessité de créer une réserve. Avec la récolte des fonds, ils ont pu financer le « Parque do Xingu » dont l’administration fut confiée à Megaron. Dernièrement une chose inquiète beaucoup les grand chefs: le gouvernement brésilien veut négocier l’exploitation du bois dans leurs réserves et compte sur lui pour amadouer et pacifier les autres 14 tribus qui composent le Xingu dont seulement 10% parlent le portugais. Dès l’adolescence, Megaron fut l’assistant de l’un des trois frères indigénistes Orlando Villas Bôas l’aidant dans la traduction et dans l’interprétation de la pensée du peuple Caiapo. En contrepartie l’indigéniste lui a appris à parler portuguais, à négocier, à se réunir et lutter ensembles pour leurs terres. Les anthropologues qui accompagnent les Caiapo dénoncent la construction de barrages hydroélectriques sur leurs territoires, et déplorent que le gouvernement de Lula refuse l’interlocution avec les chefs. Les indiens Caiapo ont une grande conscience politique selon José Borges Gonçalves (nommé épi de maïs par les indiens a cause de ses cheveux blonds) anthropologue et élève de l’ethnologue Pierre Verger, 30 ans de vie parmi cette tribu." Les indiens du Xingu croient et expliquent que l’homme civilisé va disparaître pour avoir cassé la logique du fonctionnement de l’univers, en abandonnant l’écologie et en privilégiant le cumul des richesses et l’individualisme." Les indiens veulent seulement se protéger et vivre en paix explique Borges. L’esprit de solidarité et de douleur, c’est ce qui a mobilisé Megaron et les siens quand il a appris la tragédie du vol 19 -07 de la compagnie « Goal » Il a laissé femmes et enfants au village, a parcouru 350 km de route chaotique et 4 heures de canoë pour venir s'embrécher dans la forêt à la recherche des corps des passagers, en faisant des clairières pour permetre la descente d'hélicoptères. Megaron a pris en charge les parents des victimes de la tragédie pour un travail spirituel sur les lieux de l'accident pour que leurs esprits soient libérés de toute douleur. Je répète cette phrase: * LE PEUPLE INDIEN EST LE PEUPLE LE PLUS DOUX ET PLUS RESPECTUEUX VIVANT SUR CETTE PLANETE. Caiçara 2008/3/7 Liberté je crie ton nom
Voici comment réagit Serge Dassault quand une question lui déplait il envoie ces pitbulls Pascale Pascariello est une journaliste de France Inter en reportage sur les élections de Corbeil-Essonne, émission "La-bas si j'y suis" de Daniel Mermet qui a eu l'idée de poser quelques questions dérangeantes au maire de la ville, Mr Serge Dassault, riche héritier de Dassault père et candidat UMP, grand ami du président Sarkozy, et surtout grand milliardaire marchand d'armes. La journaliste de France Inter assistait à un meeting public donné par Serge Dassault. Pascale Pascariello l'a interrogé notamment sur la perquisition en novembre 2007 du juge Renaud Van Ruymbeke à la mairie de Corbeil-Essonne, dans le cadre d'une information judiciaire sur des soupçons d'abus de biens sociaux, ainsi que sur les conditions de la vente d'un terrain à Bouygues. (Pour entendre la réponse faut écouter la bande son). Si nous étions dans un pays dictateur, ça m'aurait choquée mais pas surprise mais là, nous sommes en France, Pays de la liberté d'expression, des droits de l'homme, de la liberté tout court. Il ne s'agit pas de savoir si la journaliste est compétente ou non, elle est allée sur le terrain, elle faisait son travail : nous informer. Ce n'est pas Claire Chazal ni PPDA les lèche-bottes-blues du pouvoir. Ces violences sont indignes d'un grand pays démocratique comme la France, dans lequel la liberté de la presse est l'un des principes fondamentaux. Caiçara
2008/3/5 Non, Dieu n'aime pas les femmesCe texte est à prendre entre le 1° et le 5ème degré Beaucoup de choses me font croire que Dieu n’aime pas les femmes. D’abord, quelle idée stupide d'avoir raconté au monde entier que nous avons été crées à partir d'une côte d’Adam…sommes-nous de ce fait de moindre importance ? Un sous-produit ? Pourquoi pas nous avoir créées de sa propre côte ? ça nous aurait donnée un caché, un label une dénomination haut de gamme à l‘image du créateur…MDR! Sans vouloir faire du "féminisme", je crois bien que cette histoire inventée de toute pièce par ceux qui ont écrit la bible, a arrangé bien des hommes. Après faut pas s’étonner qu’avec une telle origine, n’importe quel Homo Erectile*, s’imagine que dès qu’il est amoureux on lui appartienne, il veut fusionner, ne faire qu’un avec nous SA MOITIE, pour mieux nous contrôler, diriger, nous posséder, nous soumettre, nous manipuler. Faut pas oublier qu’on lui doit quelque chose non ? Non, Dieu n’aime pas les femmes. Il nous condamne à accoucher dans la douleur parce que cette conne d’Eve a été croquer cette foutue pomme et en donner à Adam. Elle ne pouvait pas dire au serpent qu’elle n’aimait pas les pommes ? Elle ne pouvait pas lui dire: Non merci, je préfère aller me taper un steak de mammouth accompagné de manioc aux piments, que de manger ta pomme fadasse. Dieu serait-il manipulateur? Voyez en Afghanistan ce que les hommes font subir aux femmes. En Inde elles sont brûlées vives pour avoir déplu à leur belle mère, les petites filles sont détectées par échographie dans le ventre de leurs mères qui les avortent et celles qui arrivent à naître, sont tuées à la naissance ou jetées vivantes aux cochons, il en est de même en Chine. En Afrique on les mutile sexuellement au nom de traditions débiles, barbares, d'une autre ère ou au nom d'Allah, alors que l'on sait qu'en réalité c'est pour que les hommes aient total contrôle sur leurs corps. Au Tchad, c’est la tradition d’une certaine ethnie que la jeune mariée, subisse des coups de fouets de la part de tous les hommes de la famille du mari, pour qu’elle comprenne qu’à la moindre erreur ces mêmes hommes ont le droit de la battre et la tuer. Les crimes d’honneur sont bien d’actualité non ? En Amérique Latine elles subissent, violence et mort de la part de leurs compagnons et maris machos. C’est vrai qu’elles n’ont pas toutes la force physique pour lui envoyer un bon coup de genou bien placé là où il faut: "suivez mon regard…"et le laisser là, son gros naze de macho violent cloué au sol à chanter cu cu ru cu cu paloma en se tordant de douleur une heure durant. Je pourrai faire ainsi le tour du monde du malheur des femmes et la France, pays civilisé, cultivé riche n'est pas en reste, alors qu'on pourrait croire qu'avec toutes ces lois de protection des femmes, des lois pour condamner les hommes violents, les statistiques sont plus qu'alarmantes concernant les victimes de violences conjugales dans ce pays. Pourtant les femmes ont un pouvoir importantissimo dont elles n’ont pas toujours
conscience : Celui de donner ou non la vie. Imaginez que toutes les femmes
de ce monde se donnaient le mot pour une grève du ventre pendant dix ans?
Imaginez le bien que ça ferait à la planète? à l'humanité? Mais ce pouvoir des
femmes peut-il expliquer que certains hommes soient si frustrés au point de les
haïr, au point de les supprimer ? Les femmes auront aussi le pouvoir
d’imposer un adieu aux armes, (je peux rêver...) quand elles seront écoutées, valorisées en tant
que femmes libres et quand elles pourront faire passer la tendresse et la
douceur de leur cœur comme « une arme de
reconstruction massive » et non comme de faiblesse. *- Homo Eréctile:plus connu sous le nom de Rocco Siffredus 2008/3/1 Teto pintado na área de fumantesToit peint en local "POUR FUMEURS" BRAVO L'ARTISTE ! Envoyé par mon ami Sergio Bon WE à vous, fumeurs et non fumeurs. Cette peinture fait partie d’une campagne d’impacte crée par l’agence Indienne Everest Brand Solutions de Mombai contre le cancer. Cette campagne a emporté le Lion de Bronze du festival de Cannes 2006. |
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